Les résultats des élections italiennes n’ont finalement pas apporté de volatilité à l’instar du référendum de l’année dernière. On peut en déduire de manière ironique que près de trente millions d’Italiens ont voté pour assister à la démission de Matteo Renzi. Pourtant, son parti (PD), comme tous les autres, peut toujours jouer les arbitres dans la formation d’un gouvernement de coalition ou tout simplement dans le soutien législatif à un gouvernement technocratique. Il n’y a, comme d’habitude, aucune certitude sur la gouvernance italienne. Les marchés s’y sont habitués et par ailleurs, la situation économique actuelle de l’Italie n’est pas comparable à celle de 2011. Les excédents commerciaux sont positifs et la croissance est revue en hausse. Les réformes du marché du travail font leurs effets.

En zone euro, la BCE a légèrement fléchi sa communication en renonçant dans son discours à une politique toujours plus accommodante. Les montants d’achats mensuels resteront fixés à 30 Md€ jusqu’en septembre 2018. Le prolongement de trois mois demeure possible mais cela dépendra des titres obligataires disponibles.

 

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