Les investisseurs sont de nouveau entrés dans une phase d’aversion au risque. Le début d’éclatement de la bulle de valorisation sur les valeurs technologiques américaines, le discours anti-globalisation et le tassement des indicateurs macro-économiques provoquent des remous sur les marchés actions mondiaux et bien évidemment sur les marchés obligataires.

Les taux longs semblent indiquer d’ailleurs un pessimisme ambiant sur l’évolution de la croissance mondiale. Ou alors, ils sont juste le refuge habituel (« fly to quality ») des investisseurs en cas de turbulences. En bref, les anticipations de début d’année (poursuite du mouvement haussier des taux longs, rebond de l’inflation, accélération de la croissance) ne se sont pas pour l’instant réellement réalisées. Pour le moment, les prévisions de bénéfices tiennent le choc mais 2018 n’a vu qu’un trimestre. La volatilité des changes n’est pas une bonne nouvelle. Le dollar végète autour de 1,23.-1.24 et les futures hausses de taux de la Fed n’y font rien.

Les consensus prédit un dollar qui s’affaiblirait. D’ailleurs, il faut rappeler qu’entre 2004 et 2006, lorsque la Fed avait relevé 17 fois ses taux, le dollar avait baissé. Les mouvements peuvent donc être particulièrement contre-intuitifs et la communication sur les relations commerciales globales (notamment entre la Chine et les Etats-Unis) n’arrangent rien pour apaiser les investisseurs.

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