logo

"Le cheval cambré" - La Plume par Igor DE MAACK

L’instant marché financier

Dans le calendrier, 2026 sera l’année du cheval de feu, une année donc pleine de fougue, à l’image de la communication parfois chaotique du président américain. Ce cheval s’est déjà cabré à plusieurs reprises : d’abord au sujet du Groenland, qui a montré encore une fois l’importance de territoires regorgeant de terres rares et de métaux précieux.

À la suite de la nomination du nouveau président Kevin Warsch à la Réserve fédérale, l’or et l’argent ont subi une correction sévère, rappelant que les matières premières connaissent une réelle volatilité. Cela a entraîné parallèlement un renforcement du dollar, ou plutôt une stabilisation autour du seuil de 1,18-1,19. Il ne faut pas oublier la fameuse phrase du secrétaire d’État au Trésor John Connally : « The dollar is our currency but your problem ». Cela incite d’ailleurs, dans la gestion, à diversifier son panier de monnaies autour de notre monnaie de référence (l’euro), sans toutefois parier régulièrement sur un manque de crédibilité du dollar.

Toutes les matières premières demeurent en effet libellées en dollar américain. Les pays émergents constituent dès lors une alternative d’investissement, même si, là encore, une approche prudente doit être adoptée. Ainsi, la Bourse indonésienne vient d’être avertie par la société d’indices américaine MSCI qu’elle suspendait certaines cotations et qu’elle pourrait également déclasser le pays en « marché frontière ». Les risques existent donc bel et bien dans ces pays, et c’est pour cela qu’il convient d’entrer au bon prix sur ces actifs à potentiel.

Une attention doit également être portée sur le secteur du luxe, après une publication décevante de LVMH, qui a rappelé que l’année 2026 serait également difficile. La société Kering paraît, quant à elle, avoir bien entamé sa restructuration. Par ailleurs, le titre du constructeur automobile le plus luxueux du monde, Ferrari, a perdu plus de 30% de sa capitalisation boursière depuis un an.

Après un bon départ des indices boursiers, surtout aux États-Unis, il est raisonnable de penser qu’une accalmie va se produire sur certaines classes d’actifs. Les conflits géopolitiques, en particulier la situation récente en Iran, continuent de faire craindre une disruption de l’approvisionnement en pétrole via le détroit maritime d’Ormuz. Cela milite donc pour rester investi sur les valeurs pétrolières, qui constituent toujours des entreprises aux bilans sains, capables de verser des dividendes généreux. À titre d’exemple, TotalEnergies affiche un rendement net de 5,5 % sur l’année.

 

 

Découvrez notre Plume en podcast audio. 🎙️

 

La météo des marchés 

 

 

La valeur du mois • MICROSOFT

Malgré un chiffre d’affaires en progression de 17 % sur le dernier trimestre (soit 81,3 milliards de dollars), les investisseurs ont sanctionné en Bourse le géant de l’informatique. Ces derniers s’inquiètent du montant des investissements (37,4 milliards de dollars sur le trimestre), notamment dans l’intelligence artificielle, et de leur rentabilité, à un moment où la concurrence s’intensifie (Gemini de Google et assistants autonomes).

 

Le mot de la fin

La dorsale de Lomonossov est une formation rocheuse sous-marine située dans l’océan Arctique, en face du Groenland, qui s’élève par endroits à 3 700 mètres. Cette région, disputée entre plusieurs nations, dont le Canada, le Danemark et la Russie, illustre les enjeux stratégiques d’une zone riche en ressources naturelles. Les Russes y ont d’ailleurs déposé, lors d’une expédition en 2007, un drapeau en titane sur ladite dorsale.

 

La Plume VITALÉPARGNE par Igor DE MAACK - Février 2026

Retrouvez le précédent numéro de janvier "Le loup (bien-aimé de Wall Street)" - La Plume par Igor DE MAACK.

Rédacteur : Igor DE MAACK  • Presse : Stevens Lefort - slefort@vitalepargne.com